Absurdus Humanus Débiloum

Bocal jusquici tout va bien

Jusqu’ici tout va bien / 2019

Bocal startup nation:generation Macron

Start-up nation / génération Macron / 2019

Bocal Systeme solaire:À nous Mars

Système solaire / À nous Mars! / 2019

Bocal Privatisation de lair:investissez

Privatisation de l’air/investissez! / 2019

Bocal Golgotha news:On a légèrement

Golgotha news / « On a légèrement détourné mon propos » JC / 2019

Save plastic Global Warming II

Save plastic / Global Warming II / 2017

Bocal Global warming III

Global warming III / 2018

Global warming

Global warming I / 2009

Bocal Lutte des placesLutte des places  / 2018

« Tu vois, le monde se divise en deux catégories ; Ceux qui ont un pistolet chargé, et ceux qui creusent. Toi tu creuses »

(Le bon, la brute et le truand / Sergio Leone).

Queudalle / Moi, je creuse.

Console

Console / 2008

Future

Future / 2009

Yéti:bolloré jr V regnant sur son royaume

Bolloré junior XI régnant sur son royaume / 2016

Intermediate

Intermediate / les intermédiaires / 2009

Bocal Les yeux plus gros que le ventre

Les Yeux plus gros que le ventre / 2019

Growth II

Agriculture raisonnée / Growth II / 2017

Narcisse

Narcisse / 2009

To question or not question, that's the question

To question or not question, that’s the question / 2017

(i) Love me

(i) Love me (!) / 2017

Property:Slaves

Property / Propriété / 2017

Growth I

La croissance / Growth I / 2018

mais si ça passe

mais si ça passe / 2016

Branch

Branch / 2016

Greenwashing

Greenwashing / 2016

Excalibur

Excalibur / 2009

Alone

Alone / 2008

Junk foot

Junk foot / 2008

Narcisse miror

Narcisse miror / 2009

Just try

Just try / 2018

Adam

Adam / 2018

weapon and child

Larme de Paix / weapon and child / 2018

Tree hugs touche pas mon pote

Tree hugs / 2018

Adam de Crolle

Adam de Crolle / 2016

Asshole

Asshole / 2016

Network?

Network? / 2009

Le penseur

Le penseur / 2016

Neanderthal

Neanderthal 3.0 / 2016

À tous mes cassos, mes titi parigots, mes rabzous, mes re-nois, mes rastas, mes wechs, mes keupons, mes gueules cassées, mes tekos, mes sans dents, mes sistas, mes potos , ma mifa.

À toutes celles et ceux qui luttent contre les systèmes inégalitaires et néo-libéraux qui réduisent la Terre et les hommes en miettes. Ceux qui n’empruntent pas le chemin de la pensée dominante, uniforme et conformiste, ceux qui ne baissent pas les bras, ni ne se font acheter.

À toutes mes potesses et potos aux boulots assommants, qui en bavent physiquement et psychiquement, mal payés et qui sont bien souvent plus humbles et sages que la plupart de celles et de ceux que je vois scintiller du haut de leur arrogance de pseudo-vainqueurs de la com, de la finance ou bien de la mode.

À ma mère qui depuis 40 piges va le dimanche matin diffuser l’Huma Dimanche pour qu’il existe encore une vague presse de contre-pouvoir qui fait son boulot dans ce pays de vendus.

À mon père, et toute la famille qui s’insurge, se rebelle, combat contre les inégalités ou la corruption, parce qu’un humain se doit d’abord d’être intègre devant lui-même et les siens.

À mon grand père, communiste, résistant, cadre de l’administration coloniale française en Guinée Conakry, dans les années cinquante, emprisonné à la prison de la Santé, de la main de François Mitterrand, pour avoir été anti-colonialiste, et ami d’indépendantistes africains.

Je veux rendre hommage à ces personnes, peut-être critiquables aujourd’hui sur certains aspects, mais qui ont osé la générosité de s’ouvrir aux autres et de ne pas penser qu’à leur gueule.

À tous les incultes ou mystificateurs, qui continuent encore d’associer les gens de gauche ou communistes à des adorateurs de Staline. N’oublions pas d’où viennent notre système de répartitions, la semaine de 40h (35h, ou 70h, c’est selon aujourd’hui..), les congés payés ou la sécu.

À toutes celles et ceux qui ont mis en garde depuis des générations sur la situation du monde, alors que le capitalisme continuait et continue sa course dévastatrice.

On était prévenu pourtant!

À toutes celles et ceux qui m’aident depuis des années. Cousines et cousins, du sud et d’au delà des mers.

Au collectif et aux personnes qui font vivre la Gare XP,

Mille merci !

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À mon reuf, enfin, Ju, Soun’leyti mon fils, et tous les enfants. Il leur en faudra du courage et un sens du pardon, pour les générations passées (tiens, c’est nous!).

Cette exposition est dédicacée à celles et ceux qui ne pensent pas à laisser leurs empreintes mégalomanes, matérialistes, prédatrices sur cette Terre, et qui, la respecte.

À ceux qui essaient de donner plus qu’ils ne recoivent, qui bossent, tout autant qu’ils assurent en tant qu’humains : compatissants, protecteurs, partageurs, ouverts aux autres, quels qu’ils soient, d’où qu’ils viennent, conscients de leur chance et de leurs talents, droits et devoirs.

Ceux qui ont compris que les dons et les facilités qu’on a reçu, impliquaient une exemplarité. Ceux qui voient un humain comme un partenaire, à égalité, et non pas comme une proie.

A toutes celles et ceux qui ont compris que la richesse se situait autre part que dans la possession, même s’ils savent que la pauvreté matérielle ou intellectuelle sont des fléaux.

Les Bocaux documentent nos travers, nos vices et nos peurs.

Cette série de photographies débutée en 2008, reflète sûrement mes cheminements psychologiques et de vie. J’y parle essentiellement de relation entre Homme et environnement. Des rapports de pouvoir, de narcissisme, du côté pusillanime, enfantin des choix du monde des adultes, et de la facilité et de la flemmardise de nos grand choix de société.

La solitude, enfin, qui éclabousse, sans bruit, ni fracas, engendrée par son lot d’urbanisme absurde, de gigantisme, d’inégalité, de pauvreté organisée aussi bien que nos modes de vie individualistes.

J’y parle de gens qui bossent à s’en rendre malade, pendant que les autres, des millions, se sentent inutiles, sans tâche, la société se robotisant à la même allure que les esprits deviennent plus fermés.

L’absurde finalement, pour mieux se foutre de moi, de nous, et … de toi qui regarde et contemple.

Ainsi, dans la présente série, il est question de « nous », de notre monde, de ce que nous allons en faire maintenant et donc laisser derrière nous.

Merci de votre interêt et de votre attention.

Clem DuQ